Par
fabienne viennet
Le 04/07/2025
À l’heure où tout semble aller toujours plus vite – les notifications, les livraisons, les tendances – créer lentement peut sembler à contre-courant. Et pourtant… C’est souvent dans la lenteur que naît la profondeur.
Petite, j’étais déjà lente. Lente à répondre, lente à finir mes exercices, lente à courir. À l’école cette lenteur me valait bien des remarques. « Dépêche-toi, tu es encore la dernière ». J’avais l’impression d’être en décalage avec le monde. Ma lenteur devenait un poids, un défaut à corriger, un frein à mon élan.
Même sur les skis, je ressentais cette pression. Je participais à des courses, et dès que je me mettais à vouloir aller plus vite pour "faire comme les autres", je tombais. À force de vouloir forcer le rythme, je me déstabilisais. Et je finissais disqualifiée. C’était décourageant.
Il m’a fallu des années pour comprendre que cette lenteur faisait partie de moi...